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Bois d’import, bois français : même combat !

Et si le débat entre bois français et bois d’import n’avait finalement pas lieu d’être ? Ces deux ressources sont avant tout complémentaires. L’enjeu n’est pas d’opposer les provenances, mais de mieux comprendre les caractéristiques de chaque bois afin de choisir la solution la plus adaptée à chaque usage.

Diversifier les ressources plutôt que les opposer

Le développement du bois français, notamment dans la construction, est une évolution positive. Pour autant, il ne doit pas conduire à opposer bois français et bois importé.

« La diversité des bois doit être considérée comme une chance, et non comme un problème » 

Claire Leloy, directrice du développement chez ISB, lors d’une interview dans le WoodSurfer – Printemps 2026.
Bois d’import, bois français : même combat !

Le choix d’un bois doit avant tout répondre à l’usage recherché et prendre en compte plusieurs critères : qualité technique et environnementale, coût, disponibilité, traçabilité, certification ou encore renouvellement de la ressource. L’origine n’est donc qu’un des éléments à considérer. Car le bois n’est pas une ressource uniforme. Chaque essence, selon sa provenance et ses conditions de croissance, possède des caractéristiques différentes. Mieux les connaître permet ainsi de choisir le bois le plus adapté à chaque usage.

Le Pin du Nord, une essence adaptée aux enjeux actuels

Cette approche explique la place accordée par ISB au Pin du Nord, utilisé aussi bien en usage structurel qu’en revêtement.

Cette essence présente plusieurs atouts. Bien adaptée aux évolutions climatiques observées en Scandinavie, elle continue de croître en Finlande et en Suède, où la ressource est gérée durablement et certifiée FSC ou PEFC. Sa disponibilité est ainsi plus régulière que celle de certaines autres essences.

De fait, le Pin du Nord, le Pin Sylvestre, qui pousse au-delà du 57e parallèle, présente des qualités très satisfaisantes. Son homogénéité, ses bonnes caractéristiques mécaniques et l’esthétique de son veinage lui permettent de répondre à de nombreux usages, de la structure aux solutions d’aménagement, notamment en bardage.

Pour ISB, le pin du Nord réunit toutes les qualités d’une essence d’avenir.

Valoriser aussi le bois français

En parallèle, ISB renforce la visibilité du bois français dans son offre, et avec le label Bois de France depuis 2024. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie RSE et répond à un objectif de transparence sur l’origine et la transformation des produits, dans la continuité de l’engagement d’ISB auprès des certifications FSC et PEFC.

L’offre labellisée comprend aujourd’hui des références en Douglas, Pin des Landes et Épicéa, destinées à différents usages : bardage, aménagement intérieur, bois massif raboté, ossature, charpente, coffrage ou encore emballage.

Pour 2026, ISB estime à environ 25 000 m³ les volumes de produits labellisés Bois de France.

Même ambition : mieux utiliser la ressource bois

Au-delà de la question de l’origine, c’est donc bien la capacité à choisir le bon matériau pour le bon usage qui semble constituer le véritable enjeu. Bois français ou importé, les deux peuvent répondre à des besoins complémentaires, à condition de maîtriser leur qualité, leur traçabilité et leurs performances.

 « Cette diversité est une richesse. L’enjeu n’est pas de choisir entre l’un ou l’autre, mais de comprendre le bois pour en faire l’usage le plus pertinent » 

Claire Leloy, directrice du développement chez ISB,